mardi 10 novembre 2009

Une maison à Rio ...

Alors voilà, nous y sommes, le commencement du début, la fin de la pré-introduction, ...

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APAGÃO il appelle ça ! Coupure d'électricité générale sur 9 états. Hallucinant. L'état de Rio de Janeiro entièrement dans le noir ... J'avais jamais vécu ça, c'est bizarre. Presque 3 heures je pense. Mes fenêtres donnent sur une petite place où les gens se sont réunis pour boire des bières, et jouer de la musique. Et là putain je dis OUI, là oui je dis PUTAIN !!! Quel beau pays ...
Excusez l'interlude, mais je commençais à peine à écrire quand c'est arrivé, et je me souviendrai longtemps de la place dans le noir avec juste le bruit des gens et de la musique, juste la petite lumière pâle du van qui vend des bières et des sandwiches, le bruit sourd de la ville qui monte et qui dit que le danger se multiplie dans l'obscurité, le bruit des gens et de la musique sur la place dans le noir complet, et moi, au bord de la fenêtre. La fenêtre de ma maison.

[...]

Alors voilà, j'habite 32 rue senador Corrêa, Laranjeiras, Rio de Janeiro, RJ, Brésil. Pour ceux qui connaissent la place São Salvador, c'est cette rue qui arrive sur la place au niveau du vendeur de jus de fruit. J'habite au dessus du vendeur de jus de fruit, le "Copa 74".
Petite remarque au passage sur le choix improbable du nom de cette loga de suco (pour rappel, cette coupe du monde a été une démonstration du "Football total" des Pays-Bas de Johan Cruyff, perdant en finale contre le pays hôte : l'Allemagne de Franz Beckenbauer, grand libéro-meneur de jeu devant l'éternel ... ou le Brésil, champion du monde en titre, perd la petite finale contre la Pologne).
Les fenêtres donnent sur le kiosque à musique de la place. Dimanche, c'était grasse matinée avec Choro de 11h à 14h, là, en bas.

Le soleil s'est installé depuis une semaine sur la ville, et c'est allégrement qu'on étouffe par 35°C (tout trempés, tout humides les degrés), en se désaltérant le plus possible. Ce bout de printemps après deux mois de pluie est particulièrement violent.
Les ventilateurs tournent en continu dans l'appartement, et ce soir, oh ! bonheur ! une grasse pluie est venue rafraîchir l'ambiance pesante qui régnait jusqu'alors.

Les élèves se bousculaient pas trop non plus, mais là ça commence à tomber, c'est d'ailleurs marrant l'analogie entre les cours particuliers à Rio et la jardinerie. En bref, après deux mois de "j'y crois pas trop", je commence à entrevoir le bout du tunnel. Je ne dis pas non plus que je sais ce qu'il y a après le tunnel.
Je vais essayer d'envoyer plus de post, c'est quand bien bon d'écrire de temps en temps ...

mardi 15 septembre 2009

Un nouveau départ ...

Ici il pleut depuis quelques jours, et la température est un peu fraiche pour ce qu'on appelle les tropiques. Entre 15 et 20 degrés sous les nuages. Par contre, dès que le soleil tape un peu dans l'après-midi, on décolle jusqu'au 30° très rapidement. Voilà pour les amateurs de météorologie.
J'essaye d'organiser mes cours de français, j'ai trois élèves potentiels. Je dis potentiel parce que je ne saurai que dans la fin de semaine si ça va marcher. Trois filles en vérité, une par mailing, une par Isadora, et la cousine de Miguel qui doit passer une épreuve de français en Mars, elle qui n'a jamais étudié la moindre phrase de la langue de Molière de toute sa vie.
On va commencer à chercher plus sérieusement un appartement avec Rosa, pour l'instant on s'était laissé profiter de la présence de l'autre.
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C'est fou la peur que j'ai à chaque fois que je viens ici. Ne serait-ce que traverser l'Atlantique en avion, déjà, c'est un truc de fou. C'est mon vol le plus chaotique depuis la première fois en 2006, et 11/12h c'est long sans escales. Une certaine peur de mourir donc, aussi parce que je sais qu'à Rio il faut rester très attentif à ce qui se passe autour de soi, ça pourrait avoir l'air d'être tellement sans danger comme ça, et puis non. Pour la première fois, j'habite à Santa Teresa, c'est le Montmartre d'ici mais en beaucoup plus grand, une colline ou s'éparpillent des quartiers de la classe moyenne (très prisé par les musiciens car "Lapa", le quartier des bars musicaux, est juste en bas coté centre de la ville) et des favelas plus ou moins dangereuses, même si elles le sont toutes d'une certaine manière. Tous les jours j'entends des tirs de balles et des feux d'artifices, et j'ai appris très rapidement à faire la différence entre les deux sons. De la sémiologie des favelas, j'ai appris qu'un tir de balle sert à avertir, comme un tir de feu d'artifice, mais que certaines symphonies pétaradantes en disent long sur la guerre qui se déroule dans cette ville. J'habite à l'interieur, presque au centre même de cet ensemble de colline de Santa Teresa, et juste en face, sur l'autre versant qui monte en face de la petite vallée, se trouve une favela. On est trop loin pour être à porté de tir, mais trop près pour ne pas sentir la vie des gens qui y habite.
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Il y a la aussi peur d'être dépassé par l'énérgie de cette ville, qui, comme Paris, est un appareil digestif social et psychologique. Elle vous mange, vous digère, pour créer sa propre énérgie. Et ici, c'est beaucoup plus grand que notre Paris, 15 millions de personnes juste dans Rio, entre la Zona Norte et la Zona Sul. C'est un ogre qu'il va falloir affronter, alors que notre capitale pourrait sembler de taille humaine. L'avantage, c'est d'être dans des conditions optimales pour continuer à étudier le "Surf social". Sport national ici je pense, il s'agit de se mettre en attente permanente de la vague de bonne énergie, et de savoir la prendre au passage. Un brin individualiste n'est-il pas, mais libèrant d'un certain poids de l'autre, que j'ai personnellement dans mon éducation, et qui me semble plus généralement présent dans les cultures européennes.
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Et puis il y a la peur de ne pas réussir à gagner assez d'argent pour vivre heureux ici, parce que je sais qu'ici la notion de salaire à la fin du mois est plus aléatoire qu'en France, que je ne dois plus penser comme un français, sinon "fudeu" (je suis "foutu", enfin pour le dire gentillement).
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Bref, un vrai putain de nouveau départ ...

mardi 8 septembre 2009

Rio 6 mois plus tard ...

Qui aurait cru (même pas moi pour dire la vérité) que je retournerai à Rio aussi vite. C'est à la fois normal, et complétement fou. Je reviens exactement 6 mois après mon départ, départ qui fut d'une tristesse incroyable. Finalement ce retour sur Paris aura changé ma vie du tout au tout.
Je me sens beaucoup plus tranquille que l'année dernière, plus serein, plus posé. Je ne suis pas tout seul non plus. Je parle autrement mieux portugais du Brésil, pour avoir passé tout mon temps en France avec des brésiliens de toutes sortes, et fuit énormément le milieu français du samba.
Je sais aussi que certaines personnes vont me manquer énormément, ce qui n'était pas le cas l'année dernière, des personnes qui, d'ailleurs, sont dans ma vie depuis peu de temps, mais avec qui je me suis senti en confiance très rapidement, avec qui je ne demande jamais si ça fonctionne entre nous, parce que quand on a des amis, on ne se pose pas ce genre de questions (comme quand on est amoureux d'ailleurs). Ma famille aussi, beaucoup je pense ...

Je viens d'arriver, je me repose, je mange bien, il va falloir reprendre vite des forces, parce que cette ville n'est pas si différente de Paris, elle vous demande beaucoup d'énergie sans forcément vous la rendre sans conditions ... Mais je la crois plus agréable pour le climat, et pour la possibilité qu'elle donne de crier, faire du bruit, sauter, danser, rigoler, chanter, ... vivre.

@+

lundi 6 avril 2009

Je suis rentré il y a un mois jour pour jour ...

Et c'est pas facile de revenir d'un endroit qu'on ne voulait pas quitter, pour arriver dans un endroit qu'on ne voulait pas retrouver.
Je me suis tout de suite regroupé sur la famille, mes parents, Sophie, ma sœur, mon frère, mes cousins Druot, pour réussir à ne pleurer que tout les deux jours.
Je vis depuis un mois une crise émotionnelle très forte, qui remonte de 15 ans en arrière. Elle me parle de moi adolescent, de moi en couple, de moi rencontrant Rio de Janeiro, etc ... Je vous évite les détails, mais je sais et je sens que cette période va donner des jolis fruits si j'arrive à la gérer.
C'est une tempête d'émotion. Si je passe le mauvais temps, et que je retrouve le soleil, je serai autrement plus armé pour affronter ma vie ...
Ce sont donc deux anniversaires que je viens fêter sur ce blog : je suis rentré il y a un mois du Brésil, le Vendredi 6 Mars 2009, et j'ai embrassé une jolie italienne il y a un an, le Dimanche 6 Avril 2008, je m'en souviens comme si c'était hier, il a neigé pendant qu'on faisait l'amour ... c'était notre première nuit.

mercredi 25 février 2009

Au bout du compte ...

Un petit message vite fait, parce que ça fait longtemps déjà, et puis c'est l'heure du bilan ...

Vivre au Brésil, à Rio de Janeiro, c'est un visa de travail, d'étudiant, ou se marier avec une brésilienne. Le visa de travail, y'a que les entreprises françaises qui le payent, d'étudiant, je me demande si j'ai pas passé l'âge, et pour le mariage, de mon expérience pour l'instant, les brésiliennes sont pas très douées pour construire un couple (on va le dire comme ça, gentillement).

Les points négatifs : le système de santé est une merde totale, qui seul permet au riche, et classe moyenne haute, d'accéder à ce que tout le monde a gratuitement en france.
Le "malandragem", qui est à la fois la base de la culture brésilienne, et le plus grand frein à son évolution. J'explique : "malandragem", c'est cette façon de ne pas prendre en compte les lois, la constitution du pays, de toujours passer sans se soucier des interdictions. C'est la force créatrice de ce pays, mais c'est aussi la base de l'incapacité réelle d'organiser ce pays, de le faire fonctionner de façon fédérale, comme les pays européens fonctionnent.
Et enfin, la légèreté des femmes ici, toutes heureuses de vivre une relation plus équilibrée entre les genres avec un français, mais qui, au final, ont besoin de leur gros macho pour leur donner des claques. Amateur de tranquilité : s'abstenir !

Les points positifs : ici c'est le pays des musiciens. C'est un pays d'art populaire, où tout le monde danse, chante, sans se soucier du regard, ou des oreilles des autres. Où il suffit de jouer un morceaux connu pour entrainer 30 personnes à chanter avec toi : un paradis.
Pour Rio de Janeiro particulièrement, pour ceux qui, comme moi, sont très citadins dans l'âme, mais qui aime vivre avec une présence forte de la nature, et bien voilà, ici il ya la plage, la forêt, la montagne qui se jette dans la mer.
Pour le Brésil, entre les photos qu'on m'a montré, et ce que j'en ai vu de mes yeux vu, je sais pas si l'Amérique entière est comme ça, mais ici, tout est grand, immense, magnifique, exagéré, nous domine et nous rappelle en permanence la réalité de la nature humaine.

Voilà.

Au bout du compte, je rentre dans une semaine ... parce qu'il faut que je rentre avant de repartir. On va étudier les entreprises françaises situées à Rio de Janeiro. Mais cette fois, on rigole plus des genoux, je suis sérieux, j'aime cette ville et ses habitants, je veux vivre ici.

mardi 10 février 2009

Somos muitos carnavais ...

MUITOS CARNAVAIS (Beaucoup de carnavals) de Caetano Veloso.
1977, l'année de ma naissance ...


Un album extraordinaire dont je connaissais deux chansons seulement, et qui fait partie de la période "viado"(gay) de Caetano. Rien que la pochette en dit beaucoup sur lui à cette époque. C'est que des chansons de carnaval qui sont toutes très chantées par les blocos de rue. Plus ou moins gaies, plus ou moins tristes, pour la plupart ce sont des "Marchinha", sorte de Samba, mais encore très proche de l'influence des rythmes militaires (pour la petite histoire, le samba de percussions vient d'un mélange entre les instruments et la technique musicale des militaires portugais, la communauté indienne, et les communautés africaines débarquées là à cause du commerce triangulaire de l'époque). C'est un album qui fait partie de l'inconscient collectif des Carnavals de Rio et de Salvador, qui fait la Bande Originale de cette folie toute brésilienne.

4 - DEUS E O DIABO (Caetano Veloso) le refrain seulement :

VOCÊ TENHA OU NÃO TENHA MEDO
Que tu aies peur ou non
NEGO, NEGA, O CARNAVAL CHEGOU
Nego, nega, le carnaval est arrivé (Nego=mec, pote)
MAIS CEDO OU MAIS TARDE ACABO
Mais tôt ou tard je vais arrêter
DE CABO A RABO COM ESSA TRANSAÇÃO DE PAVOR
De me mettre dans la file de cette transaction de terreur
O CARNAVAL É INVENÇÃO DO DIABO
Le carnaval est une invention du diable
QUE DEUS ABENÇOOU
Que Dieu a beni
DEUS E O DIABO NO RIO DE JANEIRO
Dieu et le diable à Rio de Janeiro
CIDADE DE SÃO SALVADOR
Cité de São Salvador

Pour les nouvelles, les sambistes parisiens sont arrivés en nombre, et ça change pas mal l'ambiance. Personnellement, je suis dans mes histoires de renouvellement de visa, d'Alliance française, de renforcer mon cheptel d'élève pour les cours particuliers, de "carteira international" pour conduire en toute légalité ici, etc ... Pour ceux que ça peut intéresser, c'est 67 R$ pour renouveller de 90 jours (doubler donc) un visa touristique, et un peu de paperasse administrative (une broutille pour un français, faut bien le dire).
J'aime toujours autant cette ville, et ses habitants, pour l'instant c'est au minimum 3 mois de plus ...

samedi 31 janvier 2009

Quando o Carnaval chegar ...

Quand le Carnaval va arriver ...


C'est le nom de ce film de Carlos Diegues de 1972, qui raconte la vie romancée de saltimbanque-chanteurs de Rio, à l'approche du Carnaval. La BO est de Chico Buarque, et on peut y écouter Maria Bethânia et Nara Leão. C'est l'album où on peut trouver le morceau "Partido Alto", plus connu en France avec la version de Pierrot Vassiliu : Qui c'est celui-là ? (1973).
Toutes ces chansons parlent de ce qu'on ressent ici quand le carnaval arrive ...
On l'a tellement attendu, et en même temps, au fur et à mesure qu'il s'approche, on se rappelle de sa folie, de sa fureur.
Voilà donc le sentiment qui m'habite à deux jours de rentrer dans ce mois de Fevrier, mois de Carnaval et d'Allegria.

Les français commencent à pointer leur nez ici à Rio de Janeiro. J'ai vu Tangaï Mercredi, j'ai fini dans un état lamentable. C'est très dur de le suivre, ce que je ne tente pas en général, mais là il a passé la soirée à me payer des caipirinhas, tout heureux qu'il était d'être ici.
Nicolas est arrivé aujourd'hui de Bahia, je l'ai pas encore vu, et Joris est passé dans le coin la semaine dernière, mais il m'a pas mis au courant ...
Les Terreux arrivent en force QUANDO O CARNAVAL CHEGAR !!!

lundi 26 janvier 2009

Le milieu du voyage ...

Samedi soir, c'était pile le milieu (encore présumé) de mon voyage.
J'ai de moins en moins envie d'écrire sur ce blog, parce que je considère de moins en moins ce voyage comme un passage de ma vie dont il faut absolument que je me souvienne. Je le vois plus comme un moment d'adaptation, et du coup c'est plus intime.
Ce qui commence à me peser, c'est la permanence de l'envie d'organiser le fait de rester, mélangé à l'envie de profiter au maximum. C'est assez opposé et ça a tendance à me ralentir dans ma progression.

Je suis passé plusieurs fois à l'alliance française. Il semblerait qu'il y ait des postes à prendre à la rentrée, en Mars. Mais ici jamais de certitude. Je postule, on verra bien. Moi je pense qu'ils ont besoin de moi (un peu d'auto-motivation).

Un autre truc : j'ai fait de la route en voiture, je veux dire en conduisant, dans ce pays de fou. J'ai fait les 4 heures du retour de Paraty. J'ai pris un pied monstrueux. C'est pas les routes d'Europe, là c'est l'aventure à tout les virages. Y'a pas trop de règles, mais tu comprends vite et ça se passe super bien. Comme c'est dangereux en permanence parce que les routes sont en fonction du paysage, c'est très sinueux, du coup tout le monde est très concentré.
Je conduis un peu dans Rio aussi depuis début Janvier, mais c'est plus dangereux parce que j'ai pas encore reçu le permis international que j'ai demandé au Consulat français, et les flics ici, c'est l'autre danger après les trafiquants.
J'essaye de sentir le plus possible, dans ce contexte étrange de vacances, la réalité du quotidien de cette ville. C'est pas évident, y'a beaucoup de distorsion, mais j'ai la chance de fréquenter des gens qui prennent du plaisir à m'expliquer, ça facilite énormément les choses.

Un truc aussi. Moi l'excessif dans ce pays excessif, moi l'existentialiste expressif, je suis dans la norme ici, et ça, ça change beaucoup de chose. Je me détends ...

mardi 20 janvier 2009

Poème ...

Obama,
Oba tá,
Oba-talha,
Obama,
Oba Março
É longe de Janeiro.
...
Se Oba não tá,
Oba não tá, tão
Obama não !

jeudi 15 janvier 2009

Petite pause du blog ...

Je fais une pause dans les messages en forme de carte postale. Je rentre dans une phase plus personnelle, avec une seule idée en tête : m'installer ici. J'ai passé un mois de Décembre des plus agréables, mais le mois de Janvier est beaucoup plus logistique, et donc peu intéressant à raconter, je pense. J'ai un objectif prioritaire : me faire une place à l'alliance française. Avec un peu de chance (année de la France au Brésil), et beaucoup de volonté, ça peut marcher ...

Sinon pas grand chose à dire si ce n'est que je me sens toujours aussi bien ici, et que les Cariocas me le rendent bien. La grand mère de Fil (un de mes élèves) par exemple, m'explique l'histoire du Brésil des cinquante dernières années, j'ai droit à des grandes explications politiques et sociologiques du pays, par les personnes qui passent à l'appartement où je loue ma chambre, etc ...
J'ai l'opportunité extraordinaire de pouvoir vivre quelque chose d'autre, et je vais pas m'en priver !

Demain je pars en week-end à Paraty. C'est dans l'état de Rio de Janeiro, un peu plus au sud sur le littoral. Je vais voir Natália. Je l'ai rencontré à Paris pendant peut-être le moment le plus triste de ma vie jusqu'à présent : Été 2007. Elle vit avec un français qu'elle a rencontré en Espagne pendant ce fameux été où elle était en Europe. On va discuter logistique du français au Brésil.

vendredi 9 janvier 2009

Bahia, terra da felicidade Part II ...

Et voici les petites vidéos ...

La plage de Santo André :





Le retour de la plage de São Antônio :



Les choses sont en train d'évoluer depuis que je suis rentré. J'ai très envie de rester beaucoup plus que trois mois. Je me sens tellement bien ici, j'ai envie de faire plein de chose, de travailler, de gagner du blé, et j'ai l'impression d'avoir le temps de rien du tout : l'inverse total de ma vie à Paris. Vamos ver ... (on va voir).

dimanche 4 janvier 2009

Petite parenthèse de Bahia ...

Deux mecs qu'on a rencontré là-bas : Mente et Braga, deux Cariocas qui font du graphe. Ils étaient aux camping qui était notre QG. Et pour le plaisir des yeux, voici un petit échantillon de leur travail sur place. Le bateaux de Nelson, qui est aussi un ancien pêcheur, et les chiottes du camping.


Bahia, terra da felicidade Part I ...

Je vais pas m'étendre en bavardages, je suis revenu tout à l'heure, je me sens, je sais pas comment le dire. Grosse GROSSE émotion.

Petit condensé rapide.
Arrivée à Porto Seguro, sud de Bahia, on prend un bac pour traverser de Santa C. Cabrália jusqu'à Santo André, de l'autre coté de la rivière s'étalent les plages.














Nossa casinha, petite baraque sans rien d'autre qu'une salle, une chambre et une salle de bain.





Les chiottes ...
Eau froide bien sûr.
Barracão de zinco ...










Là, c'est le café da manhã, quasi toujours chez Gracinha, une petite indienne de Bahia.







AAAAAAAHHHHH !!!!
Puta que o pariu !!!!! Que Beleza !!!!
Mas tá quente PRA CARALHO !!!!!
Plus de 40 degrés tout les jours ...

















Là, c'est le réveillon, on est un quelques minutes avant minuit (3 heures du mat', heure française) et c'est le moment précis où je bascule dans une ivresse totale, j'ai immortalisé le moment ...