... parce que serait vraiment con de rentrer maintenant à Paris.
Parce que Rosa ne doit être en France que pour la rentrée prochaine, parce que "vivre" me coute moins cher ici, parce que je n'ai pas très envie de rentrer alors que je commence à me sentir mieux adapté, plus lucide que jamais sur ce pays.
Même si je sais que quel que soit l'angle de vue, la vie est plus facile en France, plus tranquille, en même temps je n'ai jamais caché sur ce blog mon besoin d'aventure. Et justement, je voulais en profiter pour clarifier l'idée que l'on pouvait avoir de "l'aventure" que je vis ici depuis maintenant 4 ans que je voyage entre Paris et Rio de Janeiro.
Déjà, et c'est le plus important, aventure ne veut pas dire rencontres, fêtes, alcools, drogues, etc... même si je ne nie pas qu'il ait pu arriver quelques allégresses cariocas. En réalité il est beaucoup plus question de solitude, de s'affronter soi-même, d'affronter une culture qu'on ne connait pas, des préjugés différents. Le temps passé ici s'étale lentement. Et j'aime ça.
Je n'ai que peu d'amis ici, en réalité un seul, et quelques connaissances. Venir à Rio n'est pas un choix de facilité sociale, ou de fuite d'une réalité parisienne difficile, mais bien au contraire un défi de rencontrer vraiment la différence, seul contre tous (même si je suis très bien accompagné), dans ce qui doit être un des endroits les plus superficiels du monde, et dans lequel rencontrer vraiment quelqu'un reste très difficile.
Ensuite, ça ne veut pas dire liberté, parce qu'ici je ne suis qu'un touriste pour l'instant, je n'ai donc aucun droit de travailler, donc de vivre. On m'a juste donné le droit de passer, de regarder.
Enfin, ça ne veut pas dire légèreté, insouciance, ou vacances. On ne peut pas passer autant de temps ici sans que rentre à l'intérieur de vous ce sentiment réel de danger lié à la guérilla urbaine que se livre les trafiquants et la police militaire, sans parler des violences gratuites liées aux grandes agglomérations. Je pense également que pour passer des vacances il faut de l'argent, ce qui n'est pas mon cas. Vivre au soleil sans argent, ce n'est pas forcément le paradis qu'on imagine. Aznavour dit vraiment des conneries dans sa chanson ...
Voilà,
c'était en passant,
je vous brasse bien fort.
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1 commentaire:
Tu as tissé ton fil entre Rio et Paris. Rien ne t'empêche d'aller et venir au grès du temps.
Bisouille ma fripouille
Chouch
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