Un petit message vite fait, parce que ça fait longtemps déjà, et puis c'est l'heure du bilan ...
Vivre au Brésil, à Rio de Janeiro, c'est un visa de travail, d'étudiant, ou se marier avec une brésilienne. Le visa de travail, y'a que les entreprises françaises qui le payent, d'étudiant, je me demande si j'ai pas passé l'âge, et pour le mariage, de mon expérience pour l'instant, les brésiliennes sont pas très douées pour construire un couple (on va le dire comme ça, gentillement).
Les points négatifs : le système de santé est une merde totale, qui seul permet au riche, et classe moyenne haute, d'accéder à ce que tout le monde a gratuitement en france.
Le "malandragem", qui est à la fois la base de la culture brésilienne, et le plus grand frein à son évolution. J'explique : "malandragem", c'est cette façon de ne pas prendre en compte les lois, la constitution du pays, de toujours passer sans se soucier des interdictions. C'est la force créatrice de ce pays, mais c'est aussi la base de l'incapacité réelle d'organiser ce pays, de le faire fonctionner de façon fédérale, comme les pays européens fonctionnent.
Et enfin, la légèreté des femmes ici, toutes heureuses de vivre une relation plus équilibrée entre les genres avec un français, mais qui, au final, ont besoin de leur gros macho pour leur donner des claques. Amateur de tranquilité : s'abstenir !
Les points positifs : ici c'est le pays des musiciens. C'est un pays d'art populaire, où tout le monde danse, chante, sans se soucier du regard, ou des oreilles des autres. Où il suffit de jouer un morceaux connu pour entrainer 30 personnes à chanter avec toi : un paradis.
Pour Rio de Janeiro particulièrement, pour ceux qui, comme moi, sont très citadins dans l'âme, mais qui aime vivre avec une présence forte de la nature, et bien voilà, ici il ya la plage, la forêt, la montagne qui se jette dans la mer.
Pour le Brésil, entre les photos qu'on m'a montré, et ce que j'en ai vu de mes yeux vu, je sais pas si l'Amérique entière est comme ça, mais ici, tout est grand, immense, magnifique, exagéré, nous domine et nous rappelle en permanence la réalité de la nature humaine.
Voilà.
Au bout du compte, je rentre dans une semaine ... parce qu'il faut que je rentre avant de repartir. On va étudier les entreprises françaises situées à Rio de Janeiro. Mais cette fois, on rigole plus des genoux, je suis sérieux, j'aime cette ville et ses habitants, je veux vivre ici.
mercredi 25 février 2009
mardi 10 février 2009
Somos muitos carnavais ...
MUITOS CARNAVAIS (Beaucoup de carnavals) de Caetano Veloso.
1977, l'année de ma naissance ...

Un album extraordinaire dont je connaissais deux chansons seulement, et qui fait partie de la période "viado"(gay) de Caetano. Rien que la pochette en dit beaucoup sur lui à cette époque. C'est que des chansons de carnaval qui sont toutes très chantées par les blocos de rue. Plus ou moins gaies, plus ou moins tristes, pour la plupart ce sont des "Marchinha", sorte de Samba, mais encore très proche de l'influence des rythmes militaires (pour la petite histoire, le samba de percussions vient d'un mélange entre les instruments et la technique musicale des militaires portugais, la communauté indienne, et les communautés africaines débarquées là à cause du commerce triangulaire de l'époque). C'est un album qui fait partie de l'inconscient collectif des Carnavals de Rio et de Salvador, qui fait la Bande Originale de cette folie toute brésilienne.
4 - DEUS E O DIABO (Caetano Veloso) le refrain seulement :
1977, l'année de ma naissance ...

Un album extraordinaire dont je connaissais deux chansons seulement, et qui fait partie de la période "viado"(gay) de Caetano. Rien que la pochette en dit beaucoup sur lui à cette époque. C'est que des chansons de carnaval qui sont toutes très chantées par les blocos de rue. Plus ou moins gaies, plus ou moins tristes, pour la plupart ce sont des "Marchinha", sorte de Samba, mais encore très proche de l'influence des rythmes militaires (pour la petite histoire, le samba de percussions vient d'un mélange entre les instruments et la technique musicale des militaires portugais, la communauté indienne, et les communautés africaines débarquées là à cause du commerce triangulaire de l'époque). C'est un album qui fait partie de l'inconscient collectif des Carnavals de Rio et de Salvador, qui fait la Bande Originale de cette folie toute brésilienne.
4 - DEUS E O DIABO (Caetano Veloso) le refrain seulement :
VOCÊ TENHA OU NÃO TENHA MEDO
Que tu aies peur ou non
NEGO, NEGA, O CARNAVAL CHEGOU
Nego, nega, le carnaval est arrivé (Nego=mec, pote)
MAIS CEDO OU MAIS TARDE ACABO
Mais tôt ou tard je vais arrêter
DE CABO A RABO COM ESSA TRANSAÇÃO DE PAVOR
De me mettre dans la file de cette transaction de terreur
O CARNAVAL É INVENÇÃO DO DIABO
Le carnaval est une invention du diable
QUE DEUS ABENÇOOU
Que Dieu a beni
DEUS E O DIABO NO RIO DE JANEIRO
Dieu et le diable à Rio de Janeiro
CIDADE DE SÃO SALVADOR
Cité de São Salvador
Que tu aies peur ou non
NEGO, NEGA, O CARNAVAL CHEGOU
Nego, nega, le carnaval est arrivé (Nego=mec, pote)
MAIS CEDO OU MAIS TARDE ACABO
Mais tôt ou tard je vais arrêter
DE CABO A RABO COM ESSA TRANSAÇÃO DE PAVOR
De me mettre dans la file de cette transaction de terreur
O CARNAVAL É INVENÇÃO DO DIABO
Le carnaval est une invention du diable
QUE DEUS ABENÇOOU
Que Dieu a beni
DEUS E O DIABO NO RIO DE JANEIRO
Dieu et le diable à Rio de Janeiro
CIDADE DE SÃO SALVADOR
Cité de São Salvador
Pour les nouvelles, les sambistes parisiens sont arrivés en nombre, et ça change pas mal l'ambiance. Personnellement, je suis dans mes histoires de renouvellement de visa, d'Alliance française, de renforcer mon cheptel d'élève pour les cours particuliers, de "carteira international" pour conduire en toute légalité ici, etc ... Pour ceux que ça peut intéresser, c'est 67 R$ pour renouveller de 90 jours (doubler donc) un visa touristique, et un peu de paperasse administrative (une broutille pour un français, faut bien le dire).
J'aime toujours autant cette ville, et ses habitants, pour l'instant c'est au minimum 3 mois de plus ...
J'aime toujours autant cette ville, et ses habitants, pour l'instant c'est au minimum 3 mois de plus ...
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